Aux yeux des balinais, l’existence est une succession de vies, de morts et de renaissances:
Tous les évènements de la vie sont marqués par des cérémonies durant lesquelles des offrandes sont offertes aux différentes divinités.
Naissance
Le nouveau-né, dans lequel se réincarne un ancêtre, est dit 'DEWA' jusqu'à ses 42 jours, puis il sera béni par le Pedanda (grand prêtre)
Au quatorzième jour le nouveau-né reçoit son nom. Il est constamment porté, ne devant pas toucher le sol impur avant un rituel de présentation à la terre et aux divinités ancestrales, soit au bout de 105 jours.
Limage des dents
A la puberté les balinais doivent subir un rituel important : le limage des dents qui symbolise l'entrée dans le monde adulte.
Cette cérémonie appelée Matatah ou Masangih est obligatoire si l'on désire se marier.
Mariage
Si le mariage ne représente pas pour les Balinais le rite de passage le plus important d’une vie, il reste toutefois une cérémonie majeure et notamment essentielle sur le plan social. Permettant notamment de siéger « à part entière » au banjar (assemblée du village ou de quartier), il marque en effet l’entrée définitive au sein de la communauté à la fois familiale, religieuse et villageoise. Le plus souvent la fête se déroule à la maison, plus rarement au temple. Comme pour les autres grandes cérémonies hindoues, c’est le plus souvent un grand-prêtre (pedanda) qui fixe la date du mariage, même si ensuite pour les rituels, la présence du prêtre du temple (pemangku) suffira pour assurer le bon déroulement de la cérémonie.
Mort et Crémation
Le Ngaben (la crémation) est la plus grande cérémonie dans la vie d’un balinais, car elle marque le passage de l’âme entre la terre et l’au-delà avant la réincarnation.
C’est pourquoi de gigantesque cérémonie sont organisée en hommage aux morts, principalement lors des crémations royales.
Étant donné l’ampleur des crémations, leur organisation prend beaucoup de temps et demande énormément de préparatifs.
Pour que l’âme du défunt soit entièrement libérée, il y a un processus assez strict à respecter :
- Les funérailles : Il faut que le corps soit mis en terre.
À Bali, lorsqu’un décès a lieu le défunt est très rapidement enterré dans un Pura Dalem, un lieu que l’on pourrait qualifier de temple de la mort.
Il faut parfois très longtemps avant que la famille n’ait assez d’argent pour payer la crémation c’est pourquoi certaines personnes restent en terre plusieurs années.
Avant l’enterrement, différentes cérémonies ont lieu pour que le corps du défunt soit purifié. Des offrandes et de la nourriture sont également placées à proximité de la tombe.
- La crémation : Le corps est ensuite brulé.
Contrairement à l’enterrement, la crémation est une fête ou tout le monde est très joyeux puisque l’âme du défunt peut enfin continuer son voyage vers le ciel pour être réincarnée.
La crémation est précédée de nombreux rituels. Un jour avant les festivités, une cérémonie est tenue là où est enterré le défunt. Tout les balinais, habillé de manière traditionnelle viennent apporter des offrandes.
Le jour de Ngaben, les corps sont ensuite placés dans une tour funéraire faite de bois et de bambou. Ces tours sont très souvent étonnantes, car construite par les meilleurs menuisiers et sculpteur de la région.
La tour pouvant mesurer jusqu’à 10 mètres de haut est ensuite portée par des hommes et transportée jusqu’au lieu de crémation alors que les porteurs font tourner et virevolter la tour de manière à ce que le défunt ne retrouve pas le chemin jusqu’au cimetière.
Un peu plus loin d’autres hommes transportent un sarcophage ayant souvent l’apparence d’un taureau noir. Celui-ci est très grand et savamment décorer à l’aide de tissu coloré, mais également d’or.
Le sarcophage est toujours le premier arrivé au temple et attend l’arrivée de la tour funéraire.
Les défunts sont ensuite placés dans le taureau que le prêtre asperge d’eau bénite et qui est couvert d’offrandes. Le feu est ensuite mis au sarcophage pour purifier le défunt.
Les cendres sont ensuite récupérées et emportées pour la Purification finale
- La purification de l’âme : celle-ci s’effectue en jetant les cendres dans l’eau.
Ce n’est que 12 jours après la crémation qu’a lieu la purification finale parce qu’elle aussi coute assez cher et demande pas mal de préparatifs.
Lors de cette cérémonie, les cendres du défunt sont placées dans un linge blanc et jaune et transporté au bord de la mer (et si la mer est trop loin le long d’une rivière qui finira par les amener au large)
lors de la crémation, l’âme du défunt est purifiée par le feu ce qui lui permet de partir ou ciel (ou la vie est similaire à celle de Bali sans les problèmes et les maladies), mais le fait de mettre les cendres dans l’eau permet de libérer l’âme complètement de manière à ce qu’elle puisse entrer dans la phase de réincarnation.